lundi 31 août 2026

Informatique 2026-2027 au Club MGEN 92 ,44 rue Louveau  92320 Châtillon 



       La réunion d'information aura lieu le mardi 29 septembre , de 10h à 12h .

Au menu : 

- Entretien des ordinateurs - Cybersécurité . 

- Logiciels PC de bureautique, image, vidéo, son...plus particulièrement "Canva".

-  Astuces pour smartphones Androïd .

- Atelier tablettes  s'il y ademande .

- Découverte Linux 

- Intelligence artificielle, avantages et inconvénients -Utilisation avec Gemini, Copilote, Chat GPT, Vibe de Mistral .ou demandes 

-  Hébergement de vos données dans le Cloud.

- Vos propositions.  

Les ateliers reprendront les jeudi 1er ou- et-  vendredi 2 octobre, selon vos choix, dans la bonne humeur habituelle !  Il est recommandé d'apporter son ordi portable ( si pas possible, le Club en prête ) et une clé USB.

 

Thé et cafés seront gracieusement offerts !

 

 

 

LIDL


Après les courses pas chères, Lidl s’attaque maintenant au cloud face à Amazon et Microsoft

( Publié le 29 août 2026  par 01.Net)

 

Schwarz Digits, la filiale numérique de Lidl, investit jusqu’à 5,6 milliards d’euros dans un data center en Allemagne pour bâtir une alternative européenne au cloud américain.

On associe spontanément Lidl aux courses à petit prix, pas à la bataille du cloud. Pourtant, sa maison mère vient d’annoncer l’un des plus gros investissements numériques jamais réalisés en Allemagne, avec un objectif clair : construire une alternative européenne crédible face aux géants américains de la tech.

 

Un site pensé pour durer vingt ans

Le groupe Schwarz, propriétaire des enseignes Lidl et Kaufland, va investir jusqu’à 5,6 milliards d’euros dans un centre de données à Dummerstorf, près de Rostock, dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. La construction doit démarrer en 2027 et créer environ 120 emplois directs, avec une vision à long terme pour le projet.

D’ici 2033, le site doit afficher une capacité de 240 mégawatts, soit à peu près la consommation moyenne de 600 000 foyers. Puis, cap sur 2045 : la capacité pourrait alors quadrupler pour flirter avec le gigawatt. Côté énergie, Schwarz promet une alimentation exclusivement renouvelable, complétée par un circuit de refroidissement fermé censé limiter la consommation d’eau. Autre piste à l’étude : récupérer la chaleur dégagée par les serveurs pour alimenter le réseau de chauffage urbain de Rostock, en discussion avec l’opérateur public local.

 

« La souveraineté numérique ne naît pas de discours »

« La souveraineté numérique ne naît pas d’appels ou de discours. Elle naît de l’action, d’une infrastructure fiable et d’applications adaptées à la pratique. Nous n’attendons pas que les autres ouvrent la voie », a déclaré Gerd Chrzanowski, dirigeant du groupe Schwarz, lors de la présentation du projet.

Derrière cette formule, une ambition assumée : Schwarz Digits, la branche numérique du groupe, veut construire une alternative européenne capable de rivaliser au moins partiellement avec Amazon Web Services, Google Cloud et Microsoft Azure, dont dépendent aujourd’hui largement les entreprises du continent. Sa marque de cloud StackIT doit constituer le socle de cette offre, complétée par des services de cybersécurité, d’intelligence artificielle et de communication.

 

Schwarz Digits est la filiale numérique du groupe Schwarz, la maison mère derrière la chaîne de supermarchés Lidl. © Schwarz Digits

Un partenariat politique en toile de fond

Le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ne se contente pas d’accueillir le site : il compte aussi utiliser StackIT pour dématérialiser ses permis de construire, et pourrait déployer OpenDesk, une suite bureautique libre, sur les postes de travail du personnel enseignant. Une façon pour la région de réduire elle aussi sa dépendance aux fournisseurs étrangers, dans la continuité de son voisin le Schleswig-Holstein, déjà engagé dans un mouvement similaire d’affranchissement vis-à-vis de Microsoft.

« L’objectif du gouvernement du Land est de devenir plus indépendant des fournisseurs étrangers de centres de données, de services cloud et d’applications d’IA », a résumé Manuela Schwesig, ministre-présidente de la région, lors de la conférence de présentation. Le timing ne doit rien au hasard : la responsable social-démocrate brigue sa reconduction dans trois semaines, lors d’élections régionales où un parti d’extrême droite la devance pour l’instant dans les sondages.

 

Le deuxième mégaprojet du groupe en moins d’un an

Ce nouveau site ne sort pas de nulle part : Schwarz Digits avait déjà posé, en novembre dernier, la première pierre d’un autre campus de données à Lübbenau, dans le Brandebourg, sur une ancienne friche industrielle où fonctionnait auparavant une centrale électrique. Ce premier chantier, doté d’un refroidissement liquide et extensible jusqu’à 100 000 processeurs graphiques, doit mobiliser 11 milliards d’euros pour 200 mégawatts, avec une mise en service des premiers modules prévue fin 2027.

Additionnés, les deux projets représentent donc plus de 16 milliards d’euros d’engagements du groupe pour la seule infrastructure numérique allemande, en moins de douze mois. Cette annonce intervient par ailleurs quelques semaines après le départ surprise de Rolf Schumann, ex-dirigeant de SAP et co-patron de Schwarz Digits depuis 2019, qui a quitté l’entreprise « avec effet immédiat » début juillet, laissant son collègue Christian Müller seul à la tête de la division.

D’autres acteurs européens avancent sur des chantiers comparables : en France, Mistral AI a levé près d’un milliard d’euros pour son propre centre de calcul. Orange, de son côté, a signé fin juillet un accord avec le fonds néo-zélandais Morrison pour créer une coentreprise dédiée aux data centers, avec un objectif de 400 mégawatts de capacité, soit près de dix fois le niveau actuel de l’opérateur, pour un investissement de 3 milliards d’euros.

 


 

samedi 29 août 2026

Rentée scolaire perturbée  

 « Chomâge technique » : comment la cyberattaque contre l’Éducation nationale perturbe la rentrée scolaire

(  Publié le 24 août 2026 par 01.net )

 

La cyberattaque contre l’Éducation nationale perturbe l’organisation de la rentrée scolaire. Acculé par les pirates, le ministère a été obligé de couper plusieurs outils en ligne par mesure de sécurité. De facto, les proviseurs, chefs d’établissement et enseignants de plusieurs académies françaises se retrouvent au « chômage technique » alors que la rentrée des classes approche à grands pas. Face aux syndicats dénonçant un manque criant de communication, le ministère a organisé plusieurs réunions d’urgence et promet de rétablir les accès dans les plus brefs délais.

Dans le sillage du piratage des impôts, le groupe de hackers ZeroBytes a revendiqué une nouvelle cyberattaque à l’encontre des services gouvernementaux. Cette fois, le groupuscule criminel, composé de deux pirates francophones, affirme avoir compromis l’Éducation nationale. Les cybercriminels indiquent avoir siphonné 43 Go de données, soit près de 346 millions de lignes couvrant plus de deux décennies d’archives, en restant infiltrés dans les systèmes du ministère depuis la fin du mois de juillet 2026.

Après nettoyage des doublons, le gang assure avoir isolé les identités de 1,22 million d’élèves, 4,35 millions de personnels et 602 000 comptes académiques, incluant des données de l’académie de Créteil et de l’ancien système SCONET. Les données auraient été exfiltrées à la suite d’un incident détecté en juillet dernier.

Peu après cette revendication, le ministère de l’Éducation nationale annonçait poursuivre ses investigations au sujet du piratage. Par le biais d’un communiqué, le ministère assurait poursuivre « ses expertises techniques afin d’établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées », s’engageant à prévenir les éventuelles nouvelles victimes d’une violation de données.

 

Des outils en ligne suspendus à l’approche de la rentrée

Quoi qu’il en soit, la cyberattaque estivale a considérablement compliqué la rentrée scolaire. Comme le rapportent nos confrères du Monde, de nombreux proviseurs et enseignants se sont rendus compte qu’ils n’avaient plus accès à une série d’outils en ligne indispensables à l’organisation de la rentrée des classes, dont leur messagerie professionnelle.

Une montagne d’accès ont apparemment été résiliés à la suite de la fuite de données. Ces coupures ont été décrétées dans le but d’endiguer toute nouvelle attaque et d’éjecter les pirates des réseaux informatiques. Le ministère a en effet mis en place un grand « plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information » à la suite des dernières revendications de ZeroBytes. Le gang prétend en effet être toujours caché dans les systèmes informatiques de l’Éducation nationale, à l’insu des mécanismes de sécurité.

« L’accès à des applications métiers a été suspendu pendant l’été pour quelques académies », explique l’Éducation nationale, assurant que les outils« sont progressivement rétablis ». 

 

Parmi les outils désactivés, on trouve le mécanisme des « clés OTP-ODA ». Il s’agit du système d’authentification forte utilisé par l’Éducation nationale pour sécuriser l’accès aux portails professionnels et pédagogiques comme ARENA, I-Prof ou SIECLE. Il combine deux couches de vérification pour éviter des intrusions. Le ministère explique avoir détecté une vulnérabilité dans le fonctionnement du mécanisme. Celui-ci a donc été suspendu à Bordeaux sur ordre de l’ANSSI. Les proviseurs et autres responsables ne pouvaient donc plus se connecter depuis leur domicile aux outils nécessaires à la préparation de la rentrée scolaire.

« Nous n’avons pas accès, par exemple, à l’application qui nous permet de savoir qui sont les enseignants affectés sur nos établissements, ni s’ils partagent leur service entre plusieurs établissements. On travaille donc à l’aveugle sur les emplois du temps, faute de savoir où on peut positionner leurs heures de cours », témoigne Xavier Yvart, proviseur à Bordeaux.

 

Un manque cruel d’informations

En miroir de plusieurs syndicats, les responsables d’écoles regrettent le manque d’informations du ministère. Tandis que la rentrée scolaire approche à grands pas, Agnès Andersen, responsable du syndicat de chefs d’établissement ID-FO, souligne que les chefs d’établissements n’ont reçu « aucune information de la part du ministère sur ce qu’il se passe réellement ».

Toutes les écoles ne sont pas touchées de la même manière, car « chacune des 30 académies possède des systèmes de sécurité différents et n’applique pas le même niveau de verrouillage, le temps de procéder aux vérifications et à la mise en sécurité nécessaires », souligne François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA. Gérard Heinz, chef d’établissement à Cholet (Maine-et-Loire) et membre de l’exécutif du syndicat des personnels de direction SNPDEN-UNSA, parle même de « chomâge technique ».

À la suite de plusieurs réunions d’urgence, le ministère s’est engagé à relancer toutes les applications nécessaires à la rentrée scolaire dans les plus brefs délais. Les outils doivent progressivement être remis à disposition des proviseurs et des enseignants à partir de ce lundi 24 août 2026. Pour rappel, la rentrée scolaire est prévue le mardi 1ᵉʳ septembre 2026.