Mieux vaut tard que jamais !
Nos données de santé chez Microsoft ? Le gouvernement change de stratégie
01.Net – février 2026
Le gouvernement change de stratégie dans le dossier du Health Data Hub : Microsoft devra bien passer la main à un hébergeur « souverain » d’ici la fin de l’année.
C’est un nouveau changement plan dans l’épineux dossier du Health Data Hub (HDH), cette plateforme des données de santé des Français hébergée par le géant américain Microsoft. D’ici la fin du mois de mars 2026, le nom de la société qui remplacera Microsoft devrait être connu. Et la migration devra être effective d’ici la fin de l’année : une accélération du calendrier et un changement de stratégie actés par le gouvernement, dans un communiqué du jeudi 5 février. Il s’agit désormais d’accélérer « la souveraineté numérique des données de santé ».
Jusqu’ici, Microsoft devait continuer temporairement à héberger la plateforme, pendant qu’un autre hébergeur français ou européen devait, à court terme et d’ici janvier 2026, héberger une copie du SNDS, le système national des données de santé. Après la mise en place de cette « solution intercalaire » vers un fournisseur labellisé SecNumCloud, la plus haute certification de cybersécurité de l’État, un autre appel à projet devait s’atteler à migrer totalement la plateforme de Microsoft vers un hébergeur souverain, tel que défini dans la loi SREN.
Une controverse née en 2019
Pour rappel, la controverse était née en 2019, année où le géant des logiciels et aussi du cloud, avec Azure, avait été choisi pour héberger le HDH et l’EMC2, sa version européenne. La décision constituait un non-sens pour de nombreuses associations et fournisseurs de cloud français, qui regrettaient que l’administration ne privilégie pas un fournisseur européen non soumis aux lois extraterritoriales américaines.
La décision avait fait l’objet de nombreux recours et discours. La CNIL et le Conseil d’État avaient toutefois validé le recours à cette entreprise américaine, mais pour trois ans et avec certains « regrets », pour la première. Le gendarme français de notre vie privée « déplorait alors qu’aucun prestataire susceptible de répondre actuellement aux besoins exprimés par le (HDH) ne protège les données contre l’application de lois extraterritoriales de pays tiers ».
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